Tuesday, June 21, 2005

Sleeptalking




Franz Marc

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Mais qu'est-ce que je lui trouve, moi, à ce petit bout de fenêtre ?
Et l'air tout blanc, tout doux de la nuit - noctambules affabulations.
Tous les chats sont gris, aux sourires nyctalopes - façon Miyasaki, et le train qui s'endort sur ses rails, là, en coup de vent...
D'ici, on sent la lavande et l'essence - joli ilôt au lit de verdure, et les yeux bleu-verts, pupilles élargies, qui a besoin de parolations pour vraiment vouloir aimer?
Télépathe...rejoins-moi, en cinq fois - dans tous les sens du terme et du toucher, sourire au fond des yeux, chocolat amer aux relents de café, scenteur de terre brulée comme l'ocre de nos couleurs et le frou-Frou de trois cordes pincées.
Sans cesse sensations - sans-cesse-ations - sans cessation sentimentale sous cesse de discernement mental - toi.

Mais qu'est-ce que je lui trouve, moi, à ce petit bout de sourire?
Tcha-tcha-tcha-danse...murmure le train qui repart et redémarre, à contre-courant, y'a le jour à un bout alors on noie la nuit - comme on noie le poisson, comme un poisson dans l'eau ou comme moi dans la nuit.
Petite fille qui se berce dans sa bulle et on voudrait bien, parfois, être un peu moins lucide...de "lux", la lumière, artificielle des lampadaires er il faut juste trouver le bon interrupteur : Hop! Obscurité...pourquoi se voir quand on pourrait se deviner?
Ca repose, le vide...vide des sens et vide intérieur - que l'on remplit de musique, papillons nés de tes mains sur le bois - et les cordes de crin, comme les crinières des chevaux qui tournent, tournent, trois p'tits tours et ça va plus, parcequ'un carroussel ça fait toujours rire ou pleurer...faut avancer mais moi je marche à reculons, comme ça j'ais pas a regarder l'avenir comme j'amerais te regarder en face...
Y'a des lumières dans la ville et hier une étoile dans le ciel, mais ce soir même la Lune s'est blottie dans ses nuages pour rêver..
écriture semi-automatique d'artistissime chromatique - et le vent qui joue à cache-cache, à rase-motte et sautent les moutons que j'ais pas envie de compter ce soir, parceque j'aime bien me dire qu'en le souhaitant assez fort j'attraperai le syndrome de Peter Pan et, papillon de nuit tout sombre et rigolard, je pourrai viser le ciel pour atterir dans ton étoile - ma bonne étoile...

Petite boule de poils - ça pleure pas, un vrai chat, mais ça sourit à tout, surtout quand y'a rien de marrant et on peut pas s'empêcher de sourire en retour, en boule dans les draps le nez dans la fourrure, comme mon ange gardien, bonne nuit les petits...

2 Comments:

Anonymous Lil'liz said...

une musique
se laisser bercer
une mouvance
émouvante
comme les flots
l'Océan
émouvant

cette musique

Tuesday, June 21, 2005  
Blogger lulu the cat said...

Un vrai chat ça regarde tout avec un air hautain, parfois il rigole on dirait qu'il se moque de nous, parfois il méprise et on se sent tout petit, parfois il médite et on se sent exclu, parfois il observe d'un air bienveillant et on a envie de glisser son nez dans la fourrure et on se croit dans les bras de maman... Mais même les vrais chats peuvent être tristes mais seulement en cachette, il ne faut pas qu'on les voit ou alors juste parce qu'on n'est pas là... Il retrouvera son sourire moqueur quand tu te réveilleras.

Thursday, June 08, 2006  

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